La mère des palmiers
par Nassim Marashi - Editions Zulma

Le roman
En 1997, dans le sud meurtri de l’Iran, Rassoul prend la route avec Mahziar, son fils nouveau‑ne, pour rejoindre Naval, son épouse, dans le village isolé de Dar‑ot‑Tale’e, niché au milieu des marais. Naval l’a quitté depuis des années, brisée par les pertes subies pendant la guerre Iran‑Irak — leur fils aîné, Chahran, et d’autres vies arrachées par les bombes. Rassoul espère comprendre ce qui l’a menée « au bord de la folie » et tenter de reconstruire ce qui reste de leur famille. Alternant les voix, le récit décline seize années de souvenirs, d’amour estropié, de deuil et de résistance, tandis que la nature elle-même — palmeraies brûlées, terrain ravagé — devient le reflet des blessures intimes et collectives de la post‑guerre.
L’autrice
Nasim Marashi est née en 1984 à Téhéran, où elle vit et se consacre à l’écriture de romans, de scénarios et d’articles. Elle s’est imposée comme l’une des voix les plus sensibles et incisives de la littérature iranienne contemporaine. Son premier roman, L’automne est la dernière saison, est rapidement devenu un best-seller en Iran. Il a remporté le prix Jamal Al Ahmad, l’un des plus prestigieux du pays, saluant une œuvre à la fois intime et universelle. À travers des récits profondément ancrés dans le réel, Nasim Marashi explore les contradictions d’une jeunesse urbaine, les tensions familiales et les silences de la société. La mère des palmiers est son deuxième roman traduit en français, confirmant l’ampleur de son talent.








